Navigation sur le Cher

Une navigation de 2 400 ans

 

La navigation sur le Cher existe depuis le 5ème siècle avant notre époque., elle s'est développée du 14ème au 18e siècle.


L'apogée se situe au 19e siècle après la canalisation du Cher en amont de Tours.

Au 18e, siècle le Cher est navigable jusqu'au-dessus de Saint-Florent-sur-Cher (Cher) et flottable jusqu'à Urçay (Allier). À cette époque pour atteindre Vierzon le passage des seize barrages en bois se fait par des passes marinières identiques à celle de Savonnières.

Dans son rapport de l'an VII (1798 - 1799) Pierre Philippe Vallée, ingénieur en chef du département d'Indre-et-Loire, nous livre la teneur du commerce sur le Cher :

Chaland (25 à 30 m) 90 tonnes, 3 voyages Vierzon - Nantes -  Vierzon, 283 chalands

(1698 passages à Savonnières). 283 x 3 x 90 = 76.410 t.;
Pillard (15 à 20 m) 30 tonnes, 6 voyages, 17 pillards (204 passages). 6 x 30 x 17 = 3.060 t.;
Toue (10 à 13-14 m) 15 tonnes, 9 voyages, 44 toues (792 passages). 15 x 9 x 44 = 5.940 t.

 

Au total ce sont presque 2700 passages par Savonnières pour 344 gros bateaux, pour un total de 85.410 t.
(une partie de la remonte se fait à vide).

Transports principaux sur une année :

A la descente :
Vins des côtes du Cher : 15.000 hl (241 bateaux)
Pierre de Bourré : 231.764 m³ (247 bateaux)
Bois de marine : 244 m3 (en flottage)
Merrains (pour tonneliers) 298.000 pièces
Fagots : 322.000 (461 bateaux)
Fer : 248 bateaux
Houille de terre : 249 t
Pierres à fusil : 27 bateaux


À la remonte :
Sel : 176 bateaux
Ardoises : 175.000 pièces
Poissons : 27 bateaux.


 

Sources : Archives départementales 37, Compte rendus de fouilles             © Bateliers du Cher